La pêche à la morue-lingue est favorite sur la côte Ouest, reconnue pour ses attaques violentes et ses combats puissants.
Mis à jour le 18 décembre 2025
Par William Wirt, ancien membre de l’équipe de pêche de Wilderness Systems
Il n’y a rien que j’aime plus que pêcher la morue-lingue depuis mon kayak. Juste moi, mon kayak de pêche Tarpon de Wilderness Systems et une morue-lingue bien décidée à livrer combat. Je capture la majorité de mes poissons en pagayant au-dessus de fonds variant entre 9 et 27 mètres, en utilisant mon sondeur pour repérer la structure.
La morue-lingue affectionne particulièrement les fonds rocheux marins, là où l’on trouve des falaises, des crevasses, de gros rochers et des amas de blocs. Elle se cale le long de ces structures ou se dissimule dans les cavités pour attaquer ses proies par embuscade. C’est un prédateur agressif, prêt à frapper tout ce qui passe à sa portée, que ce soit pour se nourrir ou défendre son territoire.
Il existe une multitude d’appâts et de montages efficaces pour la morue-lingue. Jigs métalliques pour le jigging vertical, têtes plombées combinées à des swimbaits (le choix est immense), ou encore montages à appâts vivants : chacun a ses préférences. Pour ma part, j’utilise principalement deux montages, tous deux de LingLingJigs.com.
Le premier est un jig vibratoire vertical (Vertical Rattler), et le second, une tête plombée munie d’un swimbait. Pour les deux, je privilégie des poids allant de 113 à 227 g. Je les associe à une canne d’action moyenne de 6,5 à 7 pieds, conçue pour des lignes de 13,6 à 22,7 kg, et à un moulinet eau salée garni de tresse 22,7 kg. J’ajoute un bas de ligne de 91 cm en 13,6 kg, avec une mouche imitation crevette fixée environ 30 cm au-dessus du jig.
Je descends le jig jusqu’au fond, puis je l’anime de haut en bas sur une amplitude d’environ 1 mètre, en veillant à toucher les rochers à chaque mouvement pendant la dérive. N’hésitez pas à dériver plusieurs fois sur le même secteur, surtout si vous prenez du poisson. Une autre technique efficace consiste à lancer une tête plombée avec swimbait à 12 à 15 mètres, la laisser atteindre le fond, puis la ramener en la faisant nager ou bondir de roche en roche.
La morue-lingue n’est d’ailleurs pas la seule espèce que vous pouvez capturer avec ces techniques. Il est fréquent de prendre aussi du cabezon, des poissons de roche noirs et bleus, des vermilions, du flétan ou encore des poissons verts.
— Sarge