Des rivières glacées de New York aux marais d’automne du Québec
Il existe un type de silence qui appartient uniquement aux chasseurs d’oiseaux aquatiques, celui que l’on retrouve avant le lever du soleil, lorsque le marais est immobile et que le seul bruit est le léger plongeon d’une pagaie. Pour un nombre croissant de chasseurs, ce silence commence non pas depuis un affût sur le rivage, mais depuis le siège d’un kayak.
Pour Trevor Moser (New York, USA) et Francis Carrière (Québec, Canada), ambassadeur et membre de l’équipe Pro Wilderness Systems, la chasse au canard en kayak représente un véritable avantage sur le terrain. Au cœur de leur approche se trouve le Wilderness Systems Recon 120, un kayak de pêche dont la stabilité, la capacité et la polyvalence le rendent parfaitement adapté aux exigences de la chasse aux oiseaux d’eau, quelles que soient la saison et la région.
Demandez à tout chasseur d’oiseaux aquatiques expérimenté, et il vous dira : l’accès est tout.
Les kayaks ouvrent des portes—ou plutôt, des voies navigables—que les plus gros bateaux ne peuvent tout simplement pas atteindre. Qu’il s’agisse d’un petit ruisseau longeant le fleuve Hudson, d’un bras d’eau inondé au Québec ou d’un marais peu profond encombré de quenouilles, la capacité de se glisser discrètement dans des zones intactes peut faire la différence entre un sac vide et un quota rempli.
Ils offrent également quelque chose de moins tangible mais tout aussi précieux : la discrétion. Contrairement aux bateaux motorisés, les kayaks se déplacent presque silencieusement. Il n’est pas rare de pagayer à quelques mètres de canards en train de se nourrir dans la pénombre sans les effrayer, un détail que les chasseurs expérimentés apprennent à exploiter.
Trevor le résume simplement lors de ses chasses hivernales : « Si vous pouvez atteindre des endroits où les autres ne vont pas—ou ne peuvent pas—vous êtes déjà en avance. »
Le Recon 120 de Wilderness Systems n’a pas été conçu à l’origine comme un kayak de chasse, mais il aurait tout aussi bien pu l’être.
Avec ses 12 pieds de longueur, il atteint un compromis que les chasseurs expérimentés apprécient souvent : assez long pour garder le cap et offrir une bonne capacité de charge, mais suffisamment compact pour manœuvrer dans des marais étroits. Cet équilibre devient crucial lorsqu’il s’agit de transporter des leurres, des armes à feu et du matériel pour temps froid.
Ce qui distingue le Recon 120, c’est sa conception de coque S.M.A.R.T. Une évolution moderne des concepts de coque tunnel, offrant une meilleure stabilité, un suivi précis et une grande maniabilité, sans donner l’impression d’être un kayak de pêche traditionnel. Sa largeur et l’ingénierie réfléchie de sa coque offrent aux chasseurs une confiance totale lorsque les conditions changent ou que des décisions rapides sont nécessaires.
Car une vérité se retrouve dans tous les conseils des chasseurs de kayak expérimentés : la stabilité n’est pas optionnelle, c’est une question de survie.
À New York, la saison des canards s’étend jusqu’à la fin de l’automne et le début de l’hiver, poussant souvent les chasseurs dans des conditions difficiles le long de la voie migratoire de l’Atlantique. Trevor vise des zones telles que les lacs intérieurs, les systèmes fluviaux et les baies abritées où des espèces comme le colvert, le canard noir, le petit Garrot et le Garrot à œil d’or se reposent pendant la migration.
Mais la chasse au kayak en hiver comporte de vrais risques.
L’immersion dans l’eau froide est l’un des dangers les plus sérieux. Chez les chasseurs expérimentés, une règle circule souvent : si la température de l’air et celle de l’eau combinées tombent en dessous de 120 °F (≈49 °C), le risque d’hypothermie devient important. Dans ces conditions, un simple chavirement peut devenir critique en quelques minutes.
Trevor s’adapte en conséquence :
La stabilité du Recon 120 aide, mais le jugement reste l’équipement le plus important. De nombreux chasseurs chevronnés répètent le même conseil : un quota de canards ne vaut jamais le risque d’une exposition à l’eau froide.
Au Québec, le rythme est différent. L’automne apporte des marais colorés, une végétation dense et une grande variété d’oiseaux d’eau à travers les 29 zones de chasse de la province.
Francis Carrière évolue dans un paysage défini par l’abondance : des zones humides, des rivières et des lacs peu profonds accueillant dès le début de la saison des espèces comme la sarcelle, le canard branchu et l’oie canadienne, suivies plus tard par les canards de surface migrateurs.
Ici, le kayak devient plus qu’un moyen de transport, il devient une partie intégrante de la chasse.
Dans des conditions plus calmes et tempérées, Francis peut :
L’environnement du Québec récompense la polyvalence. Les chasseurs combinent souvent la pagaie, de courts portages et des repositionnements tout au long de la matinée. La capacité de charge et l’espace sur le pont du Recon 120 le rendent idéal pour transporter leurres, matériaux de camouflage et même du matériel supplémentaire comme des traîneaux ou des sacs de leurres flottants.
Et comme beaucoup de chasseurs de la province, Francis profite également de l’expérience dans son ensemble : non seulement la chasse elle-même, mais aussi l’immersion dans des paysages où la chasse reste profondément liée à la tradition et au territoire.
Dans les deux régions, quelques leçons se répètent, renforcées par des années d’expérience et largement partagées au sein de la communauté de chasse :
La chasse au canard en kayak ramène l’expérience à l’essentiel. Pas de moteur, pas de raccourcis, juste de l’eau, du mouvement et des décisions.
Pour Trevor à New York, il s’agit de s’aventurer prudemment dans des conditions de fin de saison.
Pour Francis au Québec, il s’agit de se déplacer fluidement à travers des marais riches et changeants.
Dans les deux cas, le Recon 120 reste une constante fiable, une plateforme qui s’adapte à l’environnement, à la saison et au style.
Et c’est peut-être là son véritable attrait.
Au-delà du matériel et de la stratégie, la chasse au canard en kayak offre quelque chose de plus difficile à définir : une connexion plus proche avec le paysage, et une manière plus silencieuse de le parcourir, un coup de pagaie à la fois.